Mettant en espace les principes hygiénistes, les sanatoriums ont fasciné les architectes modernes pour diverses raisons. Tout d’abord, ils sont pensés comme l’antithèse de la ville industrielle, vue par les médecins comme un foyer d’infection ; en l’absence de réel traitement médicamenteux ou chirurgical, le seul remède préconisé était la cure d’air et de soleil pour la destruction des bacilles, et la mise en quarantaine pour endiguer les risques de contagion. Air, soleil, lumière, bâtiments au milieu de la verdure, l’édifice à gradins semble avoir rencontré une fortune bien plus grande dans les sphères architecturales que dans son milieu d’origine : en France, seuls dix établissements de soins sur deux cent cinquante suivirent ce modèle créé par les hygiénistes dont celui qui nous intéresse : le sanatorium d’Aincourt.
Le sanatorium d' Aincourt fut construit dans un ancien parc de 73 hectares entre avril 1931 et juillet 1933, date de son ouverture. L’initiative de cette création revient au conseil général de la Seine-et-Oise et aux préfets, alertés par la recrudescence de la tuberculose. Un concours est organisé et remporté par les architectes Edouard Crevel et Paul-Jean Decaux. Le cahier des charges présente un vaste programme comprenant trois pavillons de malades, destinés aux hommes, aux femmes et aux enfants. Des bâtiments de service (buanderie-lingerie-école) , des bâtiments administratifs ainsi que des logements pour le personnel et les médecins sont également prévus. Enfin des aménagements indispensables au fonctionnement du site comme une station d’épuration, un puits et un château d’eau sont également étudiés. Les pavillons des malades sont disposés à 400 mètres environ l'un de l'autre et mesurent 220 mètres de long sur 12 mètres de large. Orientés au sud-est, ils offrent tous le même plan : un long corps central comprenant les chambres et le couloir de circulation, flanqué d'un bâtiment à chaque extrémité que relie une galerie courbe. Ces bâtiments sont destinés à l'ouest aux services médicaux, à l'est aux cuisines, réfectoire et salle de loisir. Les pavillons possèdent trois niveaux de chambres disposés en gradins et un niveau correspondant au toit-terrasse. Celles-ci ouvrent sur une galerie de cure, ou solarium, compartimentée avec des coupe-vent en verre dépoli. Deux escaliers principaux en hors-œuvre desservent le corps central à chaque bout. L’ensemble est bâti en béton armé, recouvert de crépi à l' origine. Un décor de granito a été utilisé pour les sols.
Cet endroit, abandonné depuis 8 ans , a subi de tels dégradations qu’il n’y a plus grand-chose à « se mettre sous la dent » pour les modestes photographes que nous sommes sauf celui d’essayer de vous immerger dans l’ambiance que dégage ces lieux. Il faut savoir qu’1 an après son abandon, il y avait déjà beaucoup de dégâts et après 3 ans, c’était une dégradation générale à un stade bien avancé, (mobilier disparu, cassé, plus aucune vitre intacte etc. …) alors….. Après 8 ans……
Vous verrez sur ces clichés le pavillon Sibour, car le premier pavillon abandonné en 1980, le pavillon du docteur Viand est en pleine forêt maintenant, et dans un état effrayant .Une colonie de chauves souris a parait-il élue domicile dans les sous sols ! Les murs sont explosés et la sécurité est « limite ».Le troisième pavillon à été maintenu et modernisé et est encore en fonction aujourd'hui mais dévolu aux soins hospitaliers.
Ah, un dernier détail….Mesdames et Messieurs, avant de commencer la visite, veuillez vous assurer d’avoir des bonnes semelles aux pieds car le sol est jonché de débris en tous genre dont du verre cassé en grand nombre. Si vous prenez appui contre quelque chose ou sur quelque chose pour parfaire votre stabilité en vue de faire un bon cliché, prenez garde car toutes les fenêtres et recoins sont autant de pièges pour votre corps avec des morceaux de vitres pointant vers le ciels comme des couteaux attendant de vous laminer. Faites enfin bien attention ou vous mettez les pieds car à chaque pas vous attend un chausse trappe, ou le risque de prendre une énorme écharde, un bout de fer bien aiguisé et pointu dans les jambes est immense. Sur ce, bonne visite !
Matériel : 17/70 Pentax sdm + mon trépied
Difficulté : grands contrastes du fait d'une grande luminosité du jour qui m'a posé beaucoup de problèmes.
Le pavillon Adrien Bonnefoy Sibour
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2 (prise avec le 10/20mm sigma de mac)

Les cuisines
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Le réfectoire (le faux plafond cache le plafond d'origine, beaucoup plus haut)
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couloir menant des salles de loisirs et réfectoire au pavillon
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La salle de spectacle
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couloir du 1er étage menant au pavillon
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les services logistiques
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galerie de cure, compartimentée avec des coupe-vent en verre dépoli (à l'origine, bien sûr)
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relique
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couloir de l'ouest, des bâtiments médicaux au pavillon
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aux étages, les chambres
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vestiges du moteur de l'ascenceur ouest
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prises d'appareils médicaux
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des couloirs sans vie
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cage de l'ascenceur est
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Une architecture novatrice des années 30
20 hdr
Making offscalpa -
macmini95 et
bolido prêts pour le spectacle
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scalpa docteur en prises de vues tags
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macmini docteur en prises de vues extérieures
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bolido vient-il de traverser la porte.. ou est ce le docteur en prises de vues "cascades" ?
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quatre hommes dans les couloirs
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quatre hommes sur les toits
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La visite est terminée ....le guide vous remercie...